Indice de la qualité de l’air

Devant la nécessité de fournir une information adaptée à un public demandeur, le Ministére de l’Environnement a mis sur pied un groupe de travail regroupant les « experts » des différentes associations dont le rôle a été de mettre au point un système permettant de qualifier la qualité de l’air d’une zone de pollution homogène (agglomération). Ce système d’information doit être à la fois simple et représentant la situation complexe de la qualité de l’air.

Cet indice caractérise la pollution atmosphérique moyenne d’une agglomération urbaine et est journalier. Il s’exprime sous la forme d’une échelle graduée
de 1 (qualité de l’air très bonne) à 10 (qualité de l’air très mauvaise). A chaque palier est associé un qualificatif.

Les polluants pris en compte pour calculer cet indice font l’objet d’une directive européenne. Ils peuvent présenter des niveaux élevés dans l’atmosphère des agglomérations urbaines.

Les sites de mesure sélectionnés caractérisent la pollution atmosphérique de fond des zones fortement peuplées.

L’indice ne permet pas de mettre en évidence des phénomènes localisés de pollution. Pour les caractériser, des indicateurs plus fins doivent être calculés.

Conditions de validité :

L'indice est fondé sur les quatre polluants suivants: le dioxyde de soufre (SO2), les particules en suspension (PS), le dioxyde d'azote (NO2) et l'ozone (O3).

Les sites de mesure pour entrer dans le calcul de l’indice doivent répondre à certaines contraintes de densité minimale de population et d’éloignement des axes urbains. Pour mesurer chaque polluant, deux sites sont requis au minimum.

Mode de calcul :

L’indice est la plus grande valeur d’un ensemble de sous-indices, chacun d’entre eux étant représentatif des polluants mesurés.

La détermination de chaque sous-indice repose sur le calcul journalier d’une moyenne des niveaux du polluant considéré, sur l’ensemble des sites retenus.

Les données de base pour le calcul journalier de la moyenne sont :

  • Pour les PS, les concentrations moyennes journalières des différents sites

  • Pour le SO2, le NO2 et l'O3, les concentrations maximales horaires respectives.

La moyenne des différents sites concernés est ensuite calculée pour chaque polluant. Cette moyenne définit un sous-indice par polluant selon des tableaux de correspondance.

Dès qu’un sous-indice n’est pas disponible, l’indice final ne peut pas être calculé.