Même si des effets toxiques sont observables à court terme, l’action des métaux lourds sur la santé est le plus souvent lente et principalement liée à des phénomènes d’accumulation perturbant les équilibres et les mécanismes biologiques. Ils peuvent affecter le système nerveux, les fonctions rénales, hépatiques, respiratoires ou autres…
La toxicité est élevée pour la plupart des métaux lourds : le plomb est un neurotoxique alors que le nickel, l’arsenic et le cadmium sont cancérigènes.
L’arsenic pénètre dans l’organisme principalement par voies digestives mais aussi par voie respiratoire. La forme la plus toxique est l’arsenic inorganique qui s’accumule dans la peau, les cheveux et les ongles. A forte dose, il pourrait favoriser l’apparition de cancers des poumons, des reins...
Le cadmium pénètre dans l’organisme par les voies digestives ou respiratoires et peut provoquer des troubles de la respiration et des voies urinaires. Il est responsable (à fortes doses) de troubles hépato-digestifs, sanguins, rénaux et osseux.
Il peut également troubler l’approvisionnement énergétique cellulaire et diminuer la synthèse des protéines ainsi que la formation d’anticorps.
Par ingestion d’une dose de 1 à 3 mg de nickel par kg de poids corporel, on observe des perturbations intestinales, convulsions et asphyxie. Par contact, les symptômes sont : démangeaisons, dermatites, asthme, inflammations.
Par les voies respiratoires, on observe une élévation du nombre de cancers du poumon et des cavités nasales.
Toxique neurologique, hématologique et rénal, le plomb peut entraîner (à fortes doses) chez les enfants des troubles du développement cérébral avec perturbations psychologiques et difficultés de l’apprentissage scolaire.